| Mes origines :
"Quand l’élève est prêt arrive le maître"
- A Mon premier Maître "mon papa"
"Mon papa, toi qui es au ciel. Aujourd'hui je voulais te dire à quel point je t'aime... Toi, mon bien aimé, mon sage, mon guide... Toi, mon maître car je le sais maintenant, j'ai cherché ce que j'avais déjà reçu à tes côtés, ton enseignement, tes paroles qui résonnent en moi à chaque instant.
Sache que je n'ai rien oublié. Tout est en moi et j'essaye de transmettre à mes enfants ta sagesse, ton amour en toutes circonstances, je n'y arrive pas toujours... Et là, je me dis que tu étais vraiment un être exceptionnel, ton coeur te guidait... Oui, tu m'as donné Ton coeur à chaque instant, dans chaque geste, dans chaque parole.
Tu avais vécu et bien vécu... Et tu savais où étaient nos priorités, merci de m'avoir fait bénéficier de tes expériences, de tes paroles "Cendrine, regarde comme tu ressembles à ta mère, ne lui en veux pas, elle se cherche, vous vous cherchez"... à 10 ans ; ou encore "assieds-toi ma chérie, il faut qu'on parle, il s'est passé cela mais tu sais cette personne réagit comme cela parce que..."
Tu étais mon traducteur, tu me montrais comment regarder à travers les apparences, comment comprendre les autres, ne pas leur en vouloir...
Je crois avoir été ton plus beau cadeau, tu as été le plus précieux forgeron de coeur et d'âme que j'ai connu sur Terre. C'est pour cela que, quoi que tout le monde pense, je me dis que si un être aussi abouti et aimant que toi ait existé avant moi, que l'on me dise Enfant indigo ou Enfant cristal, Toi tu es né avant tout cela et pourtant tu régnais déjà dans ton coeur.
Père, mon tendre et plus bel amour, je t'ai tellement cherché après ta mort, dans le désespoir de ne jamais recroiser quelqu'un comme toi, je suis fière de te dire aujourd'hui que je me trompais : d'autres sont comme toi et j'en ai croisé un.
En tout cas, merci pour tout ce que tu m'as appris, tout ce que ton coeur m'a transmis. Toi qui ne t'es jamais abandonné même dans des situations critiques. Tu as toujours choisi la voie du coeur, et pourtant tu n'allais jamais à l'église mais tu aimais Dieu, Jésus et la Vierge, et pourtant tu n'avais pas de dons comme moi (moi qui les tient d'une autre famille) et quel amour quand tu essayais de me montrer comment utiliser mes mains alors que toi tu n'avais jamais eu ce pouvoir en toi, mais quel amour t'animait !
Aujourd'hui encore quand je croise tes anciens employés, les yeux brillants en parlant de toi : "c'était un homme bon, le meilleur patron que je n'ai jamais connu". Je me dis que tu as bien fait de ne jamais licencier personne quand ton entreprise a coulé. Abusé par ce fameux associé à qui tu n'en as jamais voulu, comprenant que tu n'avais pas bien fait attention.
Tu as coulé avec ton navire mais tu as gagné ta place au paradis et dans les mémoires de ces centaines de personnes qui travaillaient pour toi et qui n'oublieront, eux non plus, jamais ton sourire, ta bonne humeur, ton humanité. Et qui eux aussi parlent de toi à leurs enfants et petits enfants, de cet homme que tu as été.
Cette église, à ta messe, elle était remplie. J'ai pleuré de voir tous ces gens qui se souvenaient de toi malgré les années. Mais quel coeur pur, mon père ! Je m'efforce chaque jour de t'arriver juste un instant à la cheville. Quand je soigne, quand j'écoute, quand je guéris, c'est à toi que je le voue et ces miracles, je sais qu'ils sont toi.
Malgré la chance que j'ai d'avoir en héritage ces dons familiaux, si je ne t'avais pas eu comme père comment les aurais-je utilisés ? Moi qui ne cessait de ponctuer chacune de mes phrases, enfant, par "Moi Je." Tu me reprenais sur ce point pour que mon ego ne grossisse pas trop. Et pour me montrer ce que cela signifiait, tu m'appelais " MOI JE".
J'ai compris aujourd'hui, Papa, l'importance de tout cela... Je t'aime tellement, tu sais.
Au point que quand je parle à Dieu en l'appelant Père, il ne manque pas de me montrer ton image pour que je n'oublie pas la chance que j'ai eu d'avoir à mes côté un si beau réceptacle d'amour paternel, d'amour divin pour me construire enfant, sur les fondements inébranlables de l'Amour.
Quant à ta mort, je me souviens de cette pièce qui tout à coup s'est remplie de cette douce odeur de fleur de lys. J'ai lu plus tard que les saints, en mourant, laissaient cette empreinte. L'empreinte de ta vie est dans mon coeur à tout jamais et mes enfants n'oublieront jamais leur ancêtre, toi mon père car je parle en ton nom à chaque instant et tu vis avec nous à jamais.
Et quand adolescente je perdais mes repères et me laissais tenter par de mauvais comportements, tu me disais calmement, avec ta douce voix de père aimant, sans jugement, toujours compréhensif : "Cendrine, n'oublie pas d'être la bonne petite fille que je connais ".
Je n'oublie pas mon papa chéri, même adulte, même si parfois je suis en colère, je n'oublie pas d'être ta Fille.
A mon papa qui est au ciel..." |