En France, une personne sur quatre souffre d’une allergie respiratoire. Invalidant dans la vie quotidienne, les allergies respiratoires peuvent entraîner de nombreuses complications médicales. Il est donc important de consulter un professionnel de la santé qui vous conseillera sur des solutions adaptées à votre style de vie et à votre sensibilisation.
MOT PATIENT
Stéphanie, 35 ans : « Je vis avec une allergie aux acariens et aux poils de chat depuis l’adolescence. J’ai connu les désensibilisations par piqûres, les antihistaminiques quotidiens, puis pendant un temps, tout s’est calmé. Mais vers 30 ans, les crises sont revenues, pires qu’avant. Les fins d’été et d’hiver étaient un vrai défi, avec des difficultés à respirer, des rhumes à répétition qui finissaient parfois en crise d’asthme. Face aux chats, impossible de rester sans que mes yeux ne virent au rouge, entre quintes de toux et éternuements. Mon médecin a repris les traitements classiques et m’a proposé en parallèle des solutions naturelles, dont une désensibilisation par homéopathie sur 3 ans. Aujourd’hui, les crises sont bien moins fréquentes et je me sens enfin libérée. »
Comme Stéphanie, une personne sur quatre en France doit composer avec une allergie respiratoire. Près de la moitié des Français pourraient être concernés sans le savoir, et d’ici 2050, la France comptera un allergique sur deux. Ces troubles ne se contentent pas d’empoisonner le quotidien : avec le temps, ils peuvent dégénérer et se transformer en asthme. Consulter, c’est s’offrir la possibilité d’ajuster ses gestes et routines selon son profil et d’anticiper les complications.
En parlant de symptômes : la nasopharyngite se traduit souvent par toux, mal de gorge, nez bouché ou écoulements, éternuements en pagaille. À cela peuvent s’ajouter fatigue persistante, douleurs musculaires, envers une perte d’appétit. Dans certains cas, cela ouvre une brèche à d’autres infections comme la bronchite, la sinusite, parfois même la pneumonie. Les personnes touchées par l’asthme ou vivant avec une maladie pulmonaire chronique restent d’ailleurs plus vulnérables.
Sources : B. Bauchau et al., « Caractérisation épidémiologique des types intermittents et persistants de rhinite allergique », Allergie 2005 ; GA2LEN, « La rhinite conduit-elle à l’asthme ? », Brochure 2007.
Allergies respiratoires : le système immunitaire s’emballe
L’allergie respiratoire résulte d’une hypersensibilité des muqueuses des voies respiratoires, nez, gorge, bronches. Habituellement, notre organisme gère sans broncher la plupart des substances présentes dans l’air. Mais parfois, il prend les pollens, poussières, acariens ou moisissures pour des envahisseurs, et lance une réaction immunitaire hors de proportion. Ce mécanisme d’auto-défense, excessif, finit par transformer le système immunitaire en combattant acharné sur un faux champ de bataille.
Pourquoi l’allergie se déclare-t-elle souvent le matin ?
L’allergie suit un scénario en deux actes. Première étape : la sensibilisation. C’est le premier contact, souvent pendant l’enfance, qui laisse le corps aux aguets. Puis, des années plus tard parfois, vient la réaction allergique lorsque l’exposition se répète.
On ne se réveille pas allergique du jour au lendemain. Un terrain prédisposé existe dès la naissance, évolue au fil des années. Au fur et à mesure, la tolérance s’érode jusqu’à ce qu’un jour, le seuil soit franchi et que les signes apparaissent.
Comment se manifeste l’allergie respiratoire ?
Les réactions allergiques respiratoires revêtent des aspects variés. On retrouve le plus souvent :
- Rhinite allergique : nez bouché, écoulement clair, démangeaisons du nez ou de la gorge.
- Conjonctivite allergique : yeux rouges, qui pleurent facilement.
- Il arrive aussi que l’allergie respiratoire cause une sinusite chronique ou une toux persistante.
Durée et intensité des symptômes varient selon la quantité d’allergène dans l’air et le degré de sensibilité de chacun. Quand les bronches sont touchées, les symptômes peuvent s’emballer jusqu’à provoquer une crise d’asthme, avec impression d’étouffement.
Origines et diagnostic de l’allergie respiratoire
Les pollens (bouleau, cyprès, ambroisie) font partie des déclencheurs les plus connus d’allergie respiratoire. Mais de nombreux agresseurs potentiels vivent aussi chez nous : acariens, poils d’animaux, poussières, moisissures.
La pollution atmosphérique, le tabagisme ou le stress, aggravent ces réactions. Même une immunité affaiblie lors d’une infection virale, pendant la grossesse ou en période de grande fatigue joue un rôle.
L’hérédité intervient également : la présence d’un seul parent allergique fait grimper le risque à 30 %, et à 60 % si les deux sont concernés. La tendance peut aussi tarder à se révéler et ne s’exprimer qu’à l’âge adulte.
Le diagnostic passe par une identification précise de l’allergène. L’allergologue réalise un interrogatoire détaillé et des tests cutanés pour cibler le ou les responsables. Chez les enfants, mieux vaut attendre l’âge de 5 ans pour que ces tests soient fiables.
Quels traitements pour soulager l’allergie respiratoire ?
Des symptômes qui deviennent chroniques ou handicapants justifient une prise en charge spécialisée. Selon chaque situation, le médecin peut proposer une désensibilisation, ou orienter vers des traitements antihistaminiques et corticoïdes pour tempérer la réponse immunitaire.
On peut renforcer ses défenses et réduire la sensibilité en agissant sur différents plans. Parmi les pistes plébiscitées aujourd’hui :
- Miser sur des substances naturelles reconnues pour leurs effets antihistaminiques, anti-inflammatoires ou antioxydants : la câpre, les oméga 3, le cassis, le curcuma. Par exemple, la périlla est riche en oméga 3 et contribue à apaiser les réactions. Le cassis agit naturellement sur l’inflammation. Le curcuma, quant à lui, possède un effet protecteur et calmant sur les cellules.
- Prendre soin de l’intestin grâce à la glutamine, des réparateurs spécifiques, des prébiotiques, des probiotiques et certaines levures bénéfiques. Un microbiote équilibré, c’est la clé d’un système immunitaire réduit mieux armé, la majorité de nos défenses étant hébergées dans l’intestin.
- Modérer l’hyperactivité du système immunitaire en s’appuyant sur le plantain, connu pour ses propriétés apaisantes sur les muqueuses respiratoires.
- Veiller à un bon apport en micronutriments : manganèse, vitamine C, vitamine D, qui soutiennent les défenses et limitent le stress oxydatif.
- Ne pas négliger l’effet du stress, capable d’aggraver, voire de déclencher des crises allergiques déjà in utero ou dans la petite enfance.
Prévenir l’allergie respiratoire : conseils d’hygiène au quotidien
Quelques adaptations au jour le jour aident à limiter la progression des symptômes liés à l’allergie respiratoire :
- Effectuer un lavage de nez régulier avec de l’eau de mer, et appliquer une crème spécifique sur les muqueuses nasales.
- Favoriser une alimentation riche en aliments frais, variés, peu transformés pour maintenir un microbiote intestinal robuste. Les produits ultra-transformés et pollués accentuent le terrain allergique, tandis que les probiotiques gardent un rôle précieux.
- Rester vigilant quant à la qualité de l’air à la maison et dehors, pour limiter l’exposition aux polluants et allergènes.
- Humidifier l’air des chambres la nuit (un bol d’eau suffit) afin de limiter la concentration d’allergènes.
- Se laver ou brosser les cheveux en rentrant le soir pour éviter d’emporter pollens et poussières jusque dans son lit.
- Éviter de faire sécher son linge de lit dehors lors des périodes de pollinisation, au risque de ramener des allergènes entre les draps.
- Fermer les portes et fenêtres quand le vent souffle fort ou en période d’alerte pollinique.
>>> Cliquez ici pour consulter la Newsletter Allergo-pollinique (source : RNSA)
Pantescal™ Natural Active propose une alliance d’extraits de câpre, ginseng, cassis et olivier, étudiée pour ses effets sur les manifestations allergiques. Des études menées à l’université de Palerme (équipe Bonina) ont évalué son efficacité sur les symptômes.
ASTHME ALLERGIQUE
Certains allergènes, pollen, acariens, moisissures, poils d’animaux ou aliments, peuvent provoquer un asthme avec rétrécissement des bronches. Cela entraîne toux, difficultés respiratoires, crise ou gêne au quotidien. La moitié des adultes asthmatiques ont un asthme d’origine allergique, et cette proportion grimpe à 80 % chez l’enfant.
Quels signes repérer ? On observe surtout des toux nocturnes récurrentes, un essoufflement, une respiration sifflante, une rhinite chronique.
La génétique ne fait pas tout : l’environnement pèse lourd. Quand les deux parents sont allergiques, sept enfants sur dix risquent de l’être aussi. Mais l’air intérieur saturé d’acariens, de moisissures, le manque de renouvellement de l’air et la pollution extérieure (particules, fumée de cigarette) peuvent renforcer le risque et rendre les symptômes bien plus pénibles.
Intervenir sans tarder fait la différence. Pourtant, il se passe en moyenne sept ans avant la première consultation spécialisée après l’apparition des premiers symptômes. Ce délai favorise la chronicisation, jusqu’à l’évolution vers l’asthme allergique.
Source : Raffard M., Partouche H., Allergologie en pratique, EMC, Elsevier Masson, 2008.
Le regard d’un micronutritionniste
Yves Gille, docteur en pharmacie et créateur de Nutravance
Tout se joue bien avant la naissance : une mère qui anticipe, adapte son alimentation, prévient les carences, mise sur les oméga 3 et les antioxydants, offre à son futur enfant un terrain moins propice au développement d’allergies.
L’allaitement offre la protection idéale au nourrisson, exempt d’allergènes. Quant à la diversification alimentaire, elle doit se faire avec l’avis du pédiatre pour limiter les risques par la suite.
Sous l’œil du spécialiste, un complément en probiotiques spécifiques à l’enfant dès le dernier mois de grossesse, pendant l’allaitement, puis lors des deux premières années, contribue à la diversité et à la qualité du microbiote. C’est un coup de pouce qui compte pour bâtir des défenses robustes sur la durée.
Pour aller plus loin
Bibliographie :
- Rajeunir nos tissus, Dr Max Tétau, Dr Daniel Sciméca
- Traité de phytothérapie, Dr Jean Michel Morel
- Écosystème intestinal et santé optimale, Dr Georges Mouton
L’allergie respiratoire fait surgir de nouvelles contraintes à chaque changement de saison. Mais rester attentif, agir à chaque étape, c’est façonner peu à peu un quotidien où l’on retrouve enfin le plaisir de respirer.


MOT PATIENT