Kyste pilonidal : Causes, symptômes et traitements

Qu’ est-ce qu’un kyste pilonidal ?

Le kyste pilonidal (aussi appelé sinus) (lié aux cheveux) est une cavité qui se forme sous la peau. Il est secondaire à l’accumulation de poils qui ont pénétré le derme le plus souvent à travers une petite fossette présente chez certains individus au niveau du sillon interférant. La localisation la plus courante concerne la région sacrococcygienne (d’où la désignation précédente du kyste sacrococcygien).

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Fig. 1 : kyste pilonidal en haut du pli interférant, avec la présence de 4 fossettes (flèche)

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Fig.2 : kyste pilonidal n’infecte pas les poils incarnés dans la poitrine (flèche).

Pathogenèse

Les poils libres, cassés et donc « tranchants » pénètrent dans les « fossettes » du Solcointer fessier. Ces poils migrent sous la peau, créant une voiefistule qui commence profondément, étendant le plus souvent le sillon interférant et vers la gauche. Une fois pris sous la peau dans cette voie fistueuse, ces poils se comportent comme des corps étrangers et déclenchent une réaction inflammatoire. granulome inflammatoire prend la forme d’un pseudokyste (sans mur propre). Ce pseudokyste sous-cutané peut rester légèrement inflammatoire et donc presque invisible ou être infecté. L’infection dans le pseudokyste peut entraîner un abcès aigu et la formation d’un orifice de la peau fissuré lors du perçage de la peau.

Figure 3 : kyste pilonidal avec ses fossettes et vers le bas de l’image un orifice de fistulisation (flèche) secondaire à l’infection.

Fig. 4 : Kystes pilonidaux infectés : abcès aigu.

Fréquence

Cette maladie affecte les jeunes adultes, avec une prédominance masculine claire (75%). L’incidence globale de la population générale est estimée à 26/100 000. Les facteurs les plus courants sont les cheveux marqués, la peau grasse, le surpoids (IMC > 25), le pli interférant profond, le manque d’hygiène, la position assise pendant plusieurs heures par jour et les frottements répétés et les antécédents familiaux.

Pièges de diagnostic

Le diagnostic du kyste pilonidal est basé sur l’identification d’un ou plusieurs orifices (ou fossettes) situés dans le sulcus interglutéal. Par conséquent, il est le plus souvent facile de différencier le sinus pilonidal d’autres causes courantes de suppuration locale telles que la maladie de Verneuil (voies multiples fistules), la fistule anale (surtout lorsque le sinus pilonidal se déplace vers la marge anale, ce qui nécessite une anuscopie).

Aspects cliniques

— La forme aiguë :— Forme chronique apparition plus ou moins rapide d’un gonflement douloureux, rouge, chaud, assis dans lasillon interfessier ou légèrement latéralisé. La douleur est insomnifiante, la fièvre est le plus souvent absente. Il peut y avoir une évacuation spontanée du pus par des fossettes ou par des ouvertures extérieures. suit la phase aiguë ou peut se produire immédiatement : sécrétion purulente ou sérum-purulente, indolore mais peut causer de l’inconfort et des démangeaisons, évacuant par une fossette ou orifice secondaire le plus souvent latéralisé vers la gauche.

Que faire devant les fossettes asymptomatiques ?

Un patient qui trouve des fossettes sur la rainure interférante, sans durcissement sous-jacent, sans écoulement de pression, sans la notion d’un épisode de gonflement ou de douleur dans cet endroit ne nécessite aucun traitement. On peut éviter que ces microkystes finissent par être infectés, mais sans aucune certitude. Il n’est pas nécessaire de recommander le rasage ou l’épilation.

Que faire devant un orifice cutané qui coule de façon chronique ?

Parfois, il y a de jeunes patients qui souffrent pendant des années une sortie presque quotidienne de coloration sous les vêtements et les draps, le plus souvent cette sortie est accompagnée d’une zone cicatricielle fibreuse qui est plus ou moins sensible et se développe progressivement. La chirurgie est inévitable.

Que faire devant un kyste infecté ?

L’ infection d’un kyste pilonidal est un événement généralement aigu, qui peut très rapidement devenir extrêmement douloureux. Le traitement est l’évacuation d’urgence du pus sous pression à deux fins : soulager presque immédiatement le douelur et arrêter la progression de l’infection dans les tissus voisins. Les antibiotiques seuls ne sont pas recommandés, parfois ils permettent une simple pause transitoire de quelques jours. L’application de pansements alcooliques ou autres pour rendre l’abcès « mature » est inutile. Les onguents antibiotiques locaux sont inefficaces. Les anti-inflammatoires non stéroïdiens ne sont pasRecommandé à ce stade car les défenses contre les infections diminuent. L’incision est le plus souvent facile à faire sous anesthésie locale. Au cours de ce geste toilettes simples avec un savon neutre, aussi un antiseptique et surtout porter une protection pour protéger contre l’infiltration purulente qui peut persister 24 à 48 heures. Le patient peut reprendre les activités normales très rapidement (de 1 à 3 jours plus souvent). Le patient doit également être averti que cet incident peut survenir dans une période de temps imprévisible. Nous devons vous proposer d’effectuer un traitement à distance de ce kyste pour prévenir la récidive.

Pourquoi un kyste infecté d’urgence est-il rarement enlevé ?

L’ évacuation simple du pus résout presque instantanément le problème de la douleur et de l’infection. Le traitement radical du kyste d’abcès entraîne généralement une plaie plus forte que le geste froid, avec un temps de guérison plus longlongue et immobilisation. Il faut également se rappeler que le traitement chirurgical d’un kyste pilonidal, même si c’est un geste simple, conduit à une période de récupération et de guérison assez prolongée, pas toujours facile à organiser en cas d’urgence.

Traitements

En dehors de la phase aiguë de l’abcès, le traitement chirurgical du sinus pilonidal doit répondre à quatre niveaux d’exigence :

  • Obtenez un remède sans rechutes
  • Grâce à un simple geste opérable
  • Au prix d’une perturbation minimale des activités scolaires, sportives ou professionnelles
  • Avec une cicatrice discrète et confortable à long terme.

La multiplicité des techniques proposées reflète la difficulté de satisfaire simultanément à tous ces critères.

Traitements conservateurs

Les traitements conservateurs consistent en l’élimination des trous d’entrée et le soin et l’abrasion des voiesfistulose. Ces gestes sont effectués sous anesthésie locale, en ambulatoire avec un suivi régulier en consultation pour répéter le geste si nécessaire. La guérison est réalisée en moyenne en six semaines. Le risque d’échec ou de récurrence varie de 5% à 20% selon l’équipe.

Traitement par enlèvement ouvert

C’ est l’intervention la plus pratiquée en France. Son principe est basé sur l’excision complète des fossettes inflammatoires et des voies fistueuses. Limitant strictement aux tissus pathologiques. La plaie est ensuite laissée en guérison directe pendant six à dix semaines. Cette procédure est généralement réalisée sous anesthésie générale en hospitalisation ambulatoire ou de très courte durée. Le principe de l’excision limitée, l’utilisation d’hydrocolloïdes non compressifs ou de pansements hydrofibres et non adhésifs, l’amélioration du confort post-opératoire des patients. La reprise des activités normales peut être prise en compte après un jour ou unsemaine. Le stress des consultations infirmières et chirurgicales jusqu’à la guérison, devrait être très bien expliqué au patient. C’est la garantie d’une reprise complète avec un taux de récurrence estimé inférieur à 5 %.

Figure 5 : pose d’un kyste pilonidal.

— Les traitements chirurgicaux avec fermetures immédiates sont :

  • La technique d’excision avec fermeture médiane dès le début ne peut plus être recommandée car le risque de complication et d’échec est trop élevé.
  • Les techniques d’excision avec fermeture paramédique correspondent à deux types de plastique :

— d’une part les plastiques conçus pour traduire le sillon interfessier : les fossettes sont enlevées et éventuellement fermées et le sillon est déplacé par un décollement sous-cutané par une contre-incision paramédique (technique Karidakis ou Bascom) — d’autre part les plastiques avec fermeture asymétrique. Celles-ciles interventions sont réalisables sur les seins d’extension limitée et de faible infection. Leur avantage est de guérir en deux semaines. Cependant, il est nécessaire d’avertir le patient du changement cosmétique associé à une ligne brisée de la fesse Z et en particulier de la gravité potentielle en cas de complication. En fait, une complication septique ou ischémique précoce ou une récurrence à distance sous le volet rend cette pathologie bénigne initiale beaucoup plus compliquée à résoudre. Ces plasties trouvent leur meilleure indication dans le cas des seins récurrents malgré une prise en charge initiale bien menée.

Conclusion

Le sinus pilonidal du sulcus interfessier est une pathologie assez fréquente et embarrassante du jeune adulte. Son traitement est chirurgical. La proposition thérapeutique doit être adaptée au sein lui-même, en exposant les avantages et les contraintes des différents processus. L’adhésion des patients à une surveillance très régulière est un élément important de la guérisondéfinitif.

Mots clés : SNFCP, proctologie, pilonicide, kyste, sinus, sacrococcygée. Fiche d’information publique, SNFCP, kyste pilonidal.

Rédaction : Prof. Jean DENIS, Dr. Béatrice VINSON-BONNET : décembre 2008 Replay : Dre Elise POMMARET, mars2015

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